Avoir
un bassin aquatique dans son jardin relève souvent d’une passion forte.
"Après
de belles années, mon expérience sur le bassin aquatique m’a permis de
comprendre son développement, ses difficultés et ses besoins, mais, étant un
amoureux de la nature, j’ai voulu avoir des canards pour mettre une vie
supplémentaire au jardin et plus particulièrement autour du bassin aquatique.
"
Philippe
de Vries
Pour
bien des personnes, canards et bassin aquatiques sont impossibles à gérer.
Cette
cohabitation semblait impossible
J’ai
questionné plusieurs professionnels des bassins, fait une étude de plusieurs
mois sur les canards, et toujours les avis étaient contradictoires, ou contestés,
pollution, maladie, blessure, bactérie etc.
sans pour cela me donner le résultat d’une expérience acquise et
l’idée d’avoir des canards avec mes carpes koï m’excitait de plus en
plus.
L’expérience
était tentante et riche d’enseignements à venir
Je
savais pertinemment que les canards chargeraient l’eau de telle sorte que les
algues pourraient apparaître et qu’ils pourraient, par leur présence, déclencher
des pathologies aux carpes koï.
La
qualité de l’eau du bassin pourrait changer et se détériorer, apportant des
parasites et champignons, ce que je voulais absolument éviter.
Grâce
à l’étude sur les canards, j’ai dirigé mon choix sur des petits canards
d’ornement.
En
fonction de leur taille, de leur morphologie et de leur comportement, ces palmipèdes
grâce à leurs pattes palmées sont les oiseaux les plus assidus à la
baignade. Il va de soi que le bassin est leur zone de vie principale.
Certaines
espèces y passeront le plus clair de leur temps, d’autres races préféreront
les grands espaces du jardin et ne se rendront vers le bassin que pour se désaltérer,
se protéger et y dormir.
Séance
de repos
Je me
suis donc lancé dans cette aventure et après plusieurs années de
cohabitation, j’en tire une conclusion et une expérience des plus favorables,
je n’ai jamais constaté la présence de parasites, de champignons ni aucune
maladie apportée par les canards, pas non plus de blessures causées par les
canards à mes carpes koï.
Je
ne parle que de mon expérience avec mes canards d’ornement qui ne sont pas
sauvages. Ils ne volent pas, d’où ne peuvent évidement pas apporter de
pathologie d’un autre étang ou bassin qu’ils auraient visité au préalable.
Après
quelques semaines les carpes étaient totalement habituées aux canards qui eux même
se montraient de moins en moins craintifs. Les canards s’invitaient au repas
des carpes koi.
Les
canards mangent la nourriture des carpes koi
et ceci
bien que les canards avaient leurs propres graines qui faisaient partie de
leur régime alimentaire, mais comme ils doivent humidifier leur nourriture
avant de l’avaler ; en trempant leur bec dans l’eau, une partie du
contenu leur échappait ; les carpes koi guettaient cet instant pour manger
ce supplément nutritif.
La première
année, j’ai vu mes plantations diminuer et certaines plantes ont totalement
disparu car ces canards avaient besoin dans leur régime alimentaire de manger
des plantes vertes, d’où pour les autres années, à chaque printemps, j’ai
clôturé par un grillage plastifié les plantations du bassin ainsi en
sauvegardant le départ des plantes après l’hiver, je pouvais retirer les
grillages et laisser libre cours à la nature.
Bassin
à lentilles
J’ai
donc dû pour combler ce manque de nourriture apporter aux canards des lentilles
d’eau , mais celles-ci n’étant pas faciles à trouver, j’ai construit un petit
bassin qui me sert de réserve et ainsi j'ai pu donner cette nourriture de
choix et très équilibrée à leur régime.
Ainsi
les plantations du bassin ont été délaissées par les canards.
Nourrissage
des canards avec des lentilles
Mes plus
grandes craintes étaient la nocivité des excréments. Après des tests en
laboratoires, ces craintes étaient tout à fait injustifiées car les carpes koï
y trouvaient des restes de nourriture semi digérés, enrichis d’enzymes des
plus bénéfiques à leur croissance, les jeunes carpes koï avaient grandi plus
rapidement et toutes étaient saines et vives.
Pendant
ces quelques années, j’ai pu voir les trésors de délicatesse de ces
canards, la vision parfaite de leur déplacement sur le bassin avec les carpes
koï, leurs déplacements dans le jardin, les infatigables spectacles de leur
toilette au bord de l’eau, leurs courses tous les soirs pour attraper les
moustiques et les parades d’amour pour les accouplements tendres et bruts
à la fois, ce fut et c’est toujours un grand bonheur pour les yeux.
La nature est si bien faite qu’elle sait très bien concilier les différents
éléments qui la composent.
Introduire
des canards dans un jardin aquatique, c’est un peu rétablir cette harmonie
naturelle.
Je ne
puis qu’encourager une telle cohabitation car avec des canards, votre jardin
d’agrément prend une toute autre dimension, celle de la vie. S’il est
passionnant de suivre le développement d’une plante, observer le comportement
des canards est particulièrement captivant.
La
toilette du canard
Posséder
des canards demande un minimum de préparation
Les
points négatifs des canards
-
Ils salissent
l’eau nettement plus que les poissons, il est donc très important, voir
indispensable, d’installer un filtre puissant. Je conseille de doubler la
capacité du système d’épuration, qui a été préalablement calculé par
rapport à la population du bassin. La filtration mécanique sera la partie la
plus importante du système sans négliger pour autant l’aspect de filtration
biologique, une bonne aération dans le bassin et dans le filtre, les entretiens
réguliers selon les saisons et plus, feront tenir un niveau minimal de nitrates
et de phosphates.
-
Lors de leur
toilette journalière, ainsi que leur mue, d’innombrables plumes se retrouvent
à la surface de l’eau. Un skimmer sera donc très efficace dans ce cas précis.
-
Les canards de
surface mangeront la totalité des plantes et des algues se trouvant dans
l’eau (algues filtrantes, algues oxygénantes, algues filamenteuses et nénuphars).
Cela fait partie de leur régime alimentaire. Seuls les grands nénuphars à
feuilles dures résisteront à leur bec, ainsi que les plantes tel que les Iris,
Pontederia, Caltha palustris.
-
Les canards
plongeurs mangeront la totalité des mollusques, dans leur régime alimentaire prédomine une nourriture d’origine animale.
-
Comme ces
canards d’ornement, sont petits de nature, les grenouilles et tritons auront
une chance de vivre, par contre les œufs et têtards de ceux-ci seront un met
supplémentaire au régime des canards.
-
Les canards
aiment particulièrement barboter dans la vase, ils y trouvent toutes sortes de
nourritures, d’où je déconseille à tous ceux qui ont un bassin naturel ou
simplement un bassin avec des plages ou encore un fond vaseux d’avoir des canards. Le
barbotage des canards rendra l’eau complètement trouble et tout le biotope
sera détruit.
Personnellement,
j’ai placé sur toute la surface de mes plantations des galets, ainsi les
canards ne savent pas y chipoter , de plus comme je place un grillage plastifié
autour de mes plantations, les œufs des grenouilles sont à l’abri.
Pour le
nénuphar, je place également un grillage plastifié autour du panier et ceci
pour laisser le temps à celui-ci de démarrer, une fois plusieurs feuilles à
la surface, je retire le grillage.
Grillage
plastifié autour du nénuphar
Accueillir des animaux chez soi implique toujours un peu de préparation.
Peu
exigeants, les canards d’ornement sont souvent éjointés à la naissance
(c’est-à-dire diminués d’un morceau d’aile), ils ne volent pas et ne nécessitent
donc pas de volière. Toutefois, ils peuvent se promener et il est bon d’avoir
un jardin bien clos.
Comme
tous les animaux, les canards ont leurs prédateurs, renards, rapaces et buses,
fouines et rats, sans oublier les grands hérons, les chats et certains chiens.
Il va de
soi qu’un canard d’ornement qui est éjointé, n’a pratiquement aucune
chance d’échapper à ses prédateurs, d’où le jardin où l’espace des
canards devra être clôturé afin que les canards ne prennent le large mais également
afin que certains prédateurs soient tenus à l’écart.
Dehors
toute l’année, imperméables, les canards ne nécessitent pas d’abri, il
est judicieux de prévoir une sortie de bassin lorsque les bords sont un peu
abrupts et aménager une zone de nourrissage.
Facile
à détenir, les canards sont des animaux très autonomes, ils ne nécessitent
pas d’entretien particulier et ne dépendent de l’homme pratiquement que
pour la nourriture. Avec une alimentation adaptée à leur régime, il est
possible de prendre des vacances sans avoir à se soucier de ces petits
pensionnaires.
Quelques
règles d’hygiène élémentaires, telles que ne pas laisser moisir les
aliments et vermifuger deux fois par an, permettent de conserver en pleine santé
et pour de longues années ces canards.
Posséder
des canards, c’est prendre en compte qu’il pourrait y avoir une nuisance
sonore.
Selon
les espèces, ca va du simple sifflement au coin coin habituel, les périodes
vont d’octobre (où le male choisi sa femelle), décembre à février très
calme à mars/avril (période d’accouplement et de saillie).
Ceci
pourrait être une certaine contrainte et provoquer une brouille avec le
voisinage proche, d’où c’est un point à prendre en considération et si
possible en débattre avec son voisinage.
Les
canards mènent une vie indépendante, petit à petit, on découvre les
habitudes de chaque espèce qui varient selon les saisons et les situations. Ils
peuvent vous témoigner des marques de reconnaissance et si par bonheur un
couple se reproduit, c’est un véritable enchantement que de voir grandir la
nichée.
Avec
plus de 160 espèces, le choix est varié, d’où ne prévoyez pas plus de
canards que ce que la capacité de votre filtre ne peut absorber.
Commencez
avec un couple, tout en surveillant les limites de votre filtre. Celui-ci doit
être fonctionnel, c’est-à-dire qu’il faut que la population bactérienne
se soit installée (minimum 3 mois à un an) avant l’introduction des canards.
De cette façon, vous éviterez les excès d’ammoniaque et de nitrites dans
l’eau.
N’hésitez
pas, en cas de déséquilibre biologique de l’eau à corriger par un
changement d’eau et à ensemencer régulièrement avec des bactéries détritivores.
Le
volume d’eau en surface devra être au minimum de 5m² par couple, si vous
arrivez à équilibrer d’une façon naturelle quantité d’eau, nombre de
canards et population de poissons, avec une filtration optimale (ce qui est
avant tout un exercice d’observation et de bon sens), alors vous vous réjouirez
à la vue d’un spectacle fantastique sans cesse renouvelé et vous serez le témoin
privilégié de scènes magnifiques de la vie.
Apprendre
sur le canards
Anatomie
Les
canards ont une morphologie adaptée à leur mode de vie : voler, marcher,
nager. Tous sont construits sur le même schéma, avec des évolutions particulières
pour répondre aux besoins précis de chaque espèce (exemple : forme plus
trapue des canards plongeurs, adaptation du bec à l’alimentation piscivore
des harles).
L’alimentation
On peut
avoir une idée du type d’alimentation d’un oiseau à la forme de son bec.
Celui des canards est long et plat, du type herbivore. Le bord interne du bec
est garni de lamelles cornées et l’intérieur contient de nombreuses papilles
sensorielles qui permettent un tri rapide et efficace des particules
alimentaires.
Les
canards de surface se délectent essentiellement de végétaux et toutes sortes
de grains, pousses, feuilles tendres de plantes aquatiques (notamment les
lentilles d’eau), algues oxygénante, etc.…
Ceux-ci
s’alimentent en avançant sur l’eau, le bec juste à la surface pour filtrer
la nourriture, ou bien ils fouillent la vase du fond en faisant pivoter
l’avant de leur corps. Ce sont des barboteurs par excellence.
Les
canards plongeurs, eux, trouvent la grande partie de leur nourriture en
plongeant pour arracher les herbes aquatiques ou chercher les mollusques. On
notera que chez ces derniers, la nourriture d’origine animale est souvent prédominante
par rapport aux végétaux.
Ils
trouveront principalement leur nourriture dans la vase et dans le fond du
bassin.
Mollusques,
petites grenouilles, œufs de tous genres, insectes, ext.… seront leur régime
principal.
Un
espace couvert pour la nourriture des canards
La
couleur des plumes
La
coloration des plumes, très variée chez les canards, a deux origines.
Certaines couleurs sont produites par des pigments, d’autres sont dues à des
propriétés physiques des plumes qui modifient la lumière incidente soit par
diffusion, soit par interférence.
Chez les
canards, il existe un fort dimorphisme sexuel. Les femelles, dont le rôle
principal est la couvée et l’élevage des jeunes, ont un plumage permettant
un excellent camouflage. Les mâles, pendant la saison des amours, se parent de
couleurs vives destinées à séduire les femelles. Le plumage coloré agit
aussi comme signal pour éloigner les mâles rivaux du territoire.
Les mâles
se distinguent encore des femelles par la taille (celle-ci étant légèrement
plus petite) et par le cri, en général très différent selon le sexe.
La
palmure
Tous les canards sont des oiseaux aquatiques. Ils sont dotés d’une membrane
reliant les trois doigts antérieurs de la patte : la palmure.
Chez les
canards plongeurs, le doigt postérieur est, de plus, muni d’un lobe
membraneux. Pendant la nage, l’animal se sert alternativement de ses deux
pattes. Quand il ramène une patte vers l’avant palmure repliée, l’autre
est poussée vers l’arrière palmure déployée. La palmure déployée offre
une grande surface et à la manière d’une rame, pousse le canard en avant.
La
palmure repliée offre peu de résistance à l’eau et permet à la patte de
revenir vers l’avant sans que l’animal recule ; cette nage permet au
canard d’avancer à la vitesse de 1 à 2 Km/h.
Les
plumes
Les
grandes plumes de la queue (rectrices) et des ailes (rémiges) sont directement
impliquées dans le vol par leur grande surface portante, alors que d’autres
ne servent qu’à l’isolation thermique et à l’aérodynamisme de
l’animal.
Les
canards ont une couche épaisse et compacte de duvet serré qui recouvre la peau
et est protégée par les plumes de couverture. Ce duvet permet une excellente
protection contre le froid (en plus du tissu adipeux dont les canards sont
abondamment pourvus) et favorise la flottaison en emprisonnant de l’air.
Les
canards possèdent beaucoup de plumes par rapport aux autres oiseaux
Le duvet
s’imbiberait d’eau si les plumes qui le protègent n’étaient rendues
imperméables par un entretien régulier.
Chez les
palmipèdes, la glande uropygienne, située sur le dos vers la base de la queue,
est particulièrement développée. Elle sécrète un mélange huileux.
Lorsque
le canard fait sa toilette, il passe le bec sur l’ouverture de cette glande,
et, en lissant et en ordonnant ses plumes, il étale sa sécrétion. La tête et
le cou sont frottés directement à la base de la glande. L’eau glisse sur les
plumes rendues imperméables par la graisse.
La
mue
Chez les
canards, il y a en générale deux mues par an, mais le changement des plumes
est une étape délicate de la vie de l’oiseau, mobilisant une grande partie
de son métabolisme.
Au début
de l’été, les mâles quittent leur superbe livrée nuptiale.
Une
deuxième mue à l’automne ou durant l’hiver rend aux mâles leur plus belle
parure.
Les
femelles connaissent à peu près les mêmes mues que les mâles avec quelques
semaines de décalage (pour pouvoir élever les jeunes) ; elles ont le même
plumage toute l’année avec, en général, des couleurs assez ternes.
La
reproduction
Les
modalités de la reproduction sont intimement liées à l’espèce, et chacune
a ses particularités.
En général,
les mâles et les femelles commencent à s’apparier (se choisir) à
l’automne.
Les mâles
ont alors revêtu leur superbe plumage pour plaire. C’est l’époque de la
cour, ou le mâle s’auto-stimule et excite la femelle par une parade nuptiale.
La
saillie a lieu le plus souvent sur l’eau. Le canard s’agrippe par son bec à
la nuque de la cane, pose son cloaque contre le sien. L’introduction du pénis
provoque aussitôt l’éjaculation
L’accouplement
dure une dizaine de secondes, ensuite, les animaux font leur toilette.
La
femelle construit un nid très simple qu’elle garnit au fond de son duvet
arraché à sa poitrine.
Le
nid est garni de duvet
Un
nombre variable d’œufs y est déposé (un œuf par jour ou par deux jours)
et (en général une dizaine) puis commence une couvée de trois semaines à un
mois selon l’espèce.
La ponte
constitue un effort métabolique considérable, ainsi, une cane mandarin
d’environ 500 grammes va pondre en treize jours treize œufs pesant chacun 50
grammes, soit, au total, une ponte de 650 grammes.
Seule la
femelle couve, le mâle se tenant à l’écart pour surveiller le nid.
Les
canetons
Les
jeunes éclosent à l’époque des beaux jours, où la nourriture est
abondante.
Les
canetons sont nidifuges, ils naissent donc très évolués et quittent
rapidement le nid. Le dernier de la couvée éclos, à peine sec, et voila la
ribambelle des petits qui suit leur mère (certains attendent quelques jours).
Bébé
caneton d’un jour
Elevés
naturellement, les jeunes sont immédiatement enduits de gras par les plumes
ventrales de la mère ; imperméables, ils peuvent déjà flotter.
Dès les
premiers jours de vie, les petits trouvent leur nourriture seuls, tout en
restant près de la mère, qui assure protection et chaleur.
Quelques
canards pour nos jardins aquatiques
Les
sarcelles : petites et mignonnes
Il
existe de nombreuses espèces de sarcelles. Elles appartiennent toutes au genre
Anas (canards de surface) et ont en commun leur petite taille.
Sarcelles
à collier
Leurs plumages sont très variés, souvent bien colorés ou contrastés et, pour
beaucoup d’entre elles, restent en couleurs toute l’année.
Sarcelles
à aile bleue (mâle)
Leurs
couleurs en font de petits canards très prisés par les éleveurs d’ornement.
Toutes
sont d’un entretien facile et se contentent de petits bassins.
D’un
naturel en général paisible, les sarcelles agrémentent avec bonheur votre
bassin.
Le
canard Mandarin et le Carolin
Il est
de même taille que le Carolin. Comme lui, ce canard percheur vit dans les
arbres où il construit son nid. Il occupe le plus souvent un vieux trou.
Les
couples de Mandarins ont la réputation d’être fidèles et de ne pas
s’hybrider.
L’élevage
de ce canard ne présente pas de difficulté, comme celui du Carolin, tous deux
se contentent d’une petite surface d’eau et se reproduisent facilement.
Un mâle
Mandarin
Pour certains, ce sont deux joyaux, si finement coloré qu’on les croirait
sortis de l’atelier d’un peintre.
Un mâle
Carolin
Ils sont
souvent choisis en premiers par les néophytes. Attention toutefois à prendre
garde d’avoir un jardin bien clos car ils sont particulièrement fouineurs et
le moindre trou dans le grillage leur offre une porte de sortie vers
l’inconnu.
Le
canard Souchets :
Souchet
d’Argentine
Facile
à reconnaître les souchets : leur bec en spatule est caractéristique.
Muni de
fines lamelles serrées, il leur sert de filtre à plancton.
Ils
passent la majeure partie de leur temps sur l’eau, à nager en cercles. Les
tourbillons ainsi provoqués remontent les particules, dont ils se nourrissent,
à la surface.
Calmes
et peu farouches, ils s’éloignent peu du bassin et s’y intègrent très
facilement
Il vaut
mieux les élever sur un plan d’eau assez grand.
Les
canards Tadornes :
Les
tadornes constituent une famille un peu à part. Ils ont une morphologie
particulière, haut sur pattes, relativement grand, on pourrait presque les
confondre avec des petites oies.
Ils
passent beaucoup de temps sur le sol et se délimitent souvent un territoire
qu’ils peuvent défendre avec passion.
Tadorne
Casarca
Peu
herbivores, ils adorent les escargots et autres coquillages. Leur grande taille
et la teinte colorée et contrastée de leur plumage en font des éléments
marquants dans un jardin.
Tadorne
Radjah
En cas
de petite surface, il vaut mieux ne pas les mélanger à d’autres espèces car
ils peuvent les agresser en période de reproduction. Ils sont peu farouches et
familiers avec l’homme et possèdent un chant à deux tons caractéristique et
original.
Les
canards siffleurs : les brouteurs mélomanes :
Plus végétariens
que les autres canards, ils aiment se promener et pâturer sur la pelouse.
Qu’il
soit du Chili, d’Europe ou d’Amérique, le siffleur est un canard sociable
qui mène une vie de couple très fidèle.
Canard
siffleur du Chili
Le mâle
émet régulièrement un sifflement doux et mélodieux pour se signaler à ses
congénères.
Les
pilets :
Les
pilets passent beaucoup de temps sur l’eau. Avec un corps effilé et une queue
pointue, on dirait qu’ils portent un costume toute l’année.
Très
sociables, ils s’accordent facilement avec les autres espèces de canards.
Grand
pilet des Bahamas
En période
de reproduction, le mâle fait beaucoup d’efforts pour séduire sa femelle et
sa parade nuptiale est particulièrement remarquable.
Le
Fuligule nyroca :
Un peu
plus petit que le Fuligule milouin, il mesure 35 cm et pèse 600 gr
Le mâle
et la femelle sont identiques ; Tête, cou, poitrine et flancs sont brun
roux, seul l’œil blanc ressort sur le plumage sombre du mâle.
Canard
Fuligule nyroca (mâle)
Femelle
et mâle fuligule nyroca
Ce
canard plongeur reste en moyenne une trentaine de secondes sous l’eau.
Sa
nourriture est essentiellement composée de végétaux ; le Fuligule se
nourrit souvent comme le font les barboteurs. Il semble préférer les grands
bassins ou les grandes mares.
Grâce à
l’introduction des canards dans mon jardin aquatique, je n’ai plus vu de héron,
certainement que sa tranquillité était bafouée par la présence des canards,
ceci n’est certainement valable que pour de petits bassins comme le mien qui a
comme surface d’eau plus ou moins 20m².
J’ai
également vu chez un particulier que les Tadornes défendaient avec force leur
bassin contre les chats.
A tous
ceux qui voudront tenter cette expérience, vous vous réjouirez à la vue
d’un spectacle fantastique sans cesse renouvelé.
Voici un
lien pour trouver d’autres informations sur les canards d’ornement :